Centre for Romanian Studies

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Entries Tagged as 'French'

Poetry in Translation, (CCCXXX), Stéphane MALLARMÉ (1842-1898) – FRANCE: “Brise marine”, “Briză marină”

March 23rd, 2015 · No Comments · Famous People, International Media, Poetry, quotations, Translations, Uncategorized

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux,

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux,

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Poetry in Translation (CCCXII): T. S. ELIOTT (1888-1965), U.S.A. / ENGLAND – “Lune de miel”, “Luna de miere”

January 3rd, 2015 · No Comments · Books, Diaspora, Famous People, International Media, PEOPLE, Poetry, quotations, Translations

Ils vont prendre le train de huit heures
Prolonger leurs misères de Padoue à Milan
Ou se trouvent le Cène, et un restaurant pas cher.

Apoi vor prinde trenul, la opt şi jumătate,
Târându-şi, greu, suflarea, din Sud înspre Milano,
La Cina cea de Taină şi un meniu mai ieftin.

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Poetry in Translation, (CCLXXV) – FRANCE, Alfred de MUSSET (1810-1857): “Le rideau de ma voisine”, “Perdeaua vecinei mele”

March 14th, 2014 · No Comments · International Media, Poetry, quotations, Translations

Le rideau de ma voisine
Se soulève lentement.
Elle va, je l’imagine,
Prendre l’air un moment.

On entr’ouvre la fenêtre :
Je sens mon coeur palpiter.
Elle veut savoir peut-être
Si je suis à guetter.

Mais, hélas ! ce n’est qu’un rêve ;
Ma voisine aime un lourdaud,
Et c’est le vent qui soulève
Le coin de son rideau.

Alfred de MUSSET (1810-1857)
Perdeaua vecinei mele
(după Goethe)

Perdeaua vecinei mele
Se ridică întrodoară.
Ea încearcă, îmi închipui,
Să vadă cum e-afară.

Fereastra se-ntredeschide.
În piept, inima-i bătândă:
Ea vrea să ştie unde
Eu pot să stau la pândă.

Dar m-am pripit: vecinei,
Îi place-o beizadea
Şi doar e vântul care
Îi suflă în perdea.

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Poetry in Translation (CCXXVIII): Maurice MAETERLINCK, (1862-1949), BELGIUM, “Heures ternes ”, “Stagnant hours ”, “Ore amorţite”

November 25th, 2013 · No Comments · PEOPLE, Poetry, quotations, Translations

Ore amorţite
(Maurice Maeterlinck)

Aici sunt doruri ce se-ntrec
Prin gânduri de bătrâni ce mor
Cu alte visuri, care trec
În zile lungi, tânjind de dor.

Unde-om afla vre-un cer senin,
Când nu vom mai găsi cumva
În cale, spre un nou destin
A infinitului, vre-o stea?

În hohot sună valea toată
De victime abandonate,
Ca miei sacrificaţi de soartă…
Ai milă Doamne păcate!

Doar eu aştept când ziua trece
Să mă trezesc din somn odată,
Ca să adăst in noaptea rece,
Să îmi îngheţe fiinţa toată.

Romanian version by:
Constantin ROMAN, London,
© 2013, Copyright Constantin ROMAN

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Poetry in Translation (CLXII): Lucian BLAGA (1895 – 1961), “J’ai compris le péché qui pèse sur ma maison” , “The sin that burdens my house”

January 26th, 2013 · No Comments · Poetry, quotations, Translations

J’ai compris le péché qui pèse sur ma maison
Lucian BLAGA (1895 – 1961)

J’ai compris le péché qui pèse sur ma maison
comme une mousse ancestrale.
Oh, pourquoi ai-je interprété les temps et le zodiaque
autrement que la vieille qui rouit le chanvre dans l’étang?
Pourquoi ai-je désiré un autre sourire que celui du tailleur de pierre
qui fait jaillir des étincelles au bord du chemin?
Pourquoi ai-je aspiré à un autre sort
dans le monde des sept jours
que celui du sonneur de cloches qui conduit les morts au ciel?
Passant, donne-moi ta main, et toi qui t’en vas
et toi qui viens.
Tous les troupeaux de la terre ont des auréoles saintes
au dessus de leurs têtes.
C’est ainsi que je m’aime dorénavant:
un parmi beaucoup d’autres
En Français par Constantin ROMAN
Bucarest 1967, Londres, 2013

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Poetry in Translation (CLXI): Lucian BLAGA (1895 – 1961), “Lettre” (Scrisoare)

January 26th, 2013 · No Comments · PEOPLE, Poetry, quotations, Translations

LETTRE (Scrisoare)
Lucian BLAGA (1895 – 1961)
Je suis plus vieux que toi, ma mère,
mais toujours celui que tu connais:
les épaules un peu voutés
et penché sur les questions des hommes.
Je ne sais toujours pas pourquoi tu m’as fait voir le jour.
© 2013, Copyright Constantin ROMAN

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Poetry in Translation (CLIX): Ion VINEA (1895 – 1964), “Vieille chanson” (Cântec vechi)

January 25th, 2013 · No Comments · PEOPLE, Poetry, Translations

VIEILLE CHANSON
(Cântec vechi)
Ion VINEA (1895 – 1964)

J’ai peur des derniers regards,
Des adieux faits en partant,
Des signes de main et de mouchoir
Au son des pas s’étiolant.

J’ai peur, du silence, du néant,
Du nom à l’appel sans echo,
Des nuits au répis angoissant
J’ai peur des regrets à huis clos.

Du rêve au retour illusoire,
De l’ombre touchant le parvis,
J’ai peur de toute cette histoire
Frolant un perdu paradis.

Version Française par:
Constantin Roman, Londres,
© 2013, Copyright Constantin ROMAN)

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Mircea Milcovitch – Un irréversible journal de retrouvement, by Thiery Jolif (www.unidivers.fr)

October 21st, 2012 · No Comments · Books, Diaspora, International Media, OPINION, PEOPLE, quotations, Reviews

Comment faire d’un chemin d’exil une marche de « retrouvement », de retournement sans retour ?
Si, ainsi qu’aimait le rappeler Claudel, « Dieu écrit droit avec nos lignes courbes », l’écriture pourrait bien alors se révéler être le vecteur de ce ré-embrassement à la fois charnel et spirituel, demeurer étranger à son pays, à son passé et pourtant présent à tout et à tous.

Il aura fallu plus de quarante années de maturation pour que l’artiste Mircea Milcovitch publie son « journal d ’exil ». Un journal qui n’est pas le fait d’un scrutateur de soi, d’un « indiscret observateur » de soi-même mais une toile écrite comme est tissée celle de l’araignée. Les gouttes de rosées qui ici s’irisent à la lumière du soleil de la mémoire sont des souvenirs. Ecrits, ils sont pris dans la toile fine, subtile, prisonniers ils étaient destinés à l’oubli…

Il faut écrire la pensée pour la dérouler. (p. 225

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Poetry in Translation (CXXXIII): Paul Valéry, (1871, Sète, – 1945 Paris) – “Les Pas”, “Paşii tăi -”

October 12th, 2012 · No Comments · OPINION, PEOPLE, Poetry, quotations, Translations

Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.

Paul Valéry
(1871, Sète – 1945, Paris)

Paşii tăi

Copii ai sufletului meu,
Sunt paşii tăi, mergând neobosit
Mereu prin ale soartei văi.
Cu trupul îngheţat şi trist.

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Lionel ROUX: “Odyssée pastorale” – Extrait “Chez les bergers des Carpates Roumaines”

March 2nd, 2011 · No Comments · Books, Diary, International Media, PEOPLE, Reviews

Son and grandson of moving shepherds…

in a biographical and reflexive quest, I was taken to look into a task that was the one of my father’s and my grandfather’s but will never be mine. My photographic quest draws its sources from a history of lines, of features, limits, traces, that constitute and mark a territory. It also finds roots in the ancient culture but in a very fragile way of the pastoral civilization.
In the beginning, there is the course where the line of the family roots stretches out between the alpine province and the Piémont mountains. The path (or rather paths) of the migratory shepherd, the trip that for centuries was brought twice a year by men and herds over the lands.
Shifts of altitude by the ones and shifts of attitude by my shepherd father to draw a line on this nomad life.
My artistic path, my photographer’s itinerary has been continually questionning the pastoral culture of the migration around the mediterranean area and even farther, ever since I was conscious of the fracture by my rejected inheritance.
It is not a simple quest for roots ( of which nomads don’t feel concerned ) but a semi-etnographic exploration of the mentioned event vanishing little by little : The trace of the pastoral routes, the mediterranean and african shepherd’s world.

Mon cheminement artistique mon itinérance de photographe n’a pas eu de cesse, dès lors que j’ai pris conscience de cette cassure (de cet héritage refusé) d’interroger l’épaisseur de cette culture pastorale de la transhumance, que ce soit en Europe ou en Afrique. Il ne s’agit pas d’une banale quête de racines (dont les nomades ne s’embarrassent pas), mais plutôt d’une exploration de ce qui se transforme peu à peu : la trace des trajets pastoraux, le monde des bergers.

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